Livorno Ferraris - Vercelli en Piemonte
Son toponyme, du latin Leburnus, ou Levurnus, peut être mis en relation avec l’ancien français libe (bloc de pierre): en effet, dès l’époque romaine, l’habitat était traversé par une route dite Liburnasca, marquée par des pierres miliaires. Les Libici, tribu ligure, y habitèrent dès le II ème siècle av. J-c. , comme l’atteste la découverte de pièces de monnaie et d’amphores funéraires. Nous lisons le mot Levurnum pour la première fois dans le diplôme de Otton III de 999 et dans le Code Vatican. En 1862, le village changea de nom pour la première fois et devint Livorno Piemonte; en 1924, en honneur du scientifique Galileo Ferraris, célèbre inventeur du champ magnétique rotatif, la commune a pris son nom actuel. Parmi les dix-neuf églises, en fonction ou désaffectées, qui constituent l’incroyable patrimoine artistique de Livorno, nous signalons, exactement au centre de l’agglomération, l’église paroissiale de San Lorenzo, solennelle et majestueuse, qui a été construite sur une église préexistante mais de dimensions plus modestes, qui datait du X-XI ème siècle, et dont il reste seulement la partie inférieure du campanile, haut 55 mètres, avec de riches moulures et une fenêtre à une seule ouverture du XIII ème siècle. A l’intérieur, derrière le maître-autel, il y a une toile attribuée au peintre Bernardino Galliari de Andorno, représentant le Martyre de saint Laurent et sur le balcon au-dessus de la sacristie il y a un orgue Serassi de 1777. A côté de l’église paroissiale, on trouve l’église de la Santissima Trinità, du seizième, à intérieur à croix grecque et à voûtes à arcs, appuyées sur quatre colonnes en pierre et une gracieuse coupole centrale; maintenant, la Mairie l’utilise pour des concerts et des manifestations de nature variée.
En descendant de l’église paroissiale vers la place Galileo Ferraris, on rencontre la soi-disant Maison du prêtre (Casa del parroco), qui date de 1666, et le vieil Hôtel de Ville, réaménagé en 1925 et qui actuellement accueille le Musée Sacrarium “Ferraris” (Museo Sacrario “Ferraris”) avec des objets de Galileo et de son frère Adamo, médecin personnel de Garibaldi, à la suite duquel il combattit et mourut. Sur cette même place, face au monument de Galileo du sculpteur Bastioni, se dresse l’église de San Giovanni Decollato, du dix-septième, communément appelée église de la Confrérie de la Misericordia; dedans, il y a deux toiles représentant le Crucifix (Crocifisso) (1676) et la Décollation de saint Jean (Decollazione di San Giovanni) (1680) du peintre Bartolomeo Garavoglia. Les rues Cavour, rue Martiri della Libertà et rue Galileo Ferraris ou bien “ancien parcours de la procession” sont riches de témoignages historiques. Le long de la rue Cavour nous rencontrons l’église baroque des Saints Pietro e Paolo, qui appartenait à l’ancienne Confrérie des Apostoli; le long de la rue Martiri della Libertà se dressent le Palais Ciocca construit sur les ruines d’un château préexistant, actuel siège de la Mairie, et l’église de San Francesco, qui remonte à la fin du quatorzième et qui a été réaménagée à la fin du dix-huitième, dans laquelle se trouvait la Vierge des Fraises (Madonna delle Fragole), du quinzième, attribuée à Aimo Volpi, aujourd’hui en dépôt à Turin; sur le mur extérieur, côté nord, une effigie de saint François rappelle la première église. Dans la rue Alighieri, se dresse, puissant, le donjon médiéval (Torrione medievale), une des portes d’accès à l’ancien bourg de Livorno, datant du XVI ème siècle et appelé Parsu par les habitants de Livorno, avec sa porte cochère, où l’on peut encore voir les marques des tirants des deux ponts-levis et de la poterne, emmurée mais qui servit pendant longtemps de prison.
Vers le sud, au début de la route pour Lamporo, se dresse l’église de Sant’Andrea, nue, située à l’intérieur du cimetière, elle remonte au XII ème siècle et a appartenu à l’abbaye de San Genuario. En direction de Saluggia, au fond d’une longue avenue, on rencontre l’église de la Beata Vergine di Loreto, bâtie en 1625. C’est aujourd’hui le siège de la Maison de Spiritualité (Casa di Spiritualità) de Mère Natalina Bonardi de la Congrégation des sœurs de Sainte Marie de Loreto. L’église de Santa Maria delle Grazie, plus connue comme église de Sant’Agostino, consacrée en 1611, conserve une précieuse table du Crucifix datable de 1490 et attribuée à Aimo Volpi. Le long de la route qui conduit à Trino on aperçoit un vaste domaine, à l’intérieur duquel se dresse la très ancienne église de Santa Maria d’Ysana, encore aujourd’hui dédiée à Notre Dame de l’Assomption (Assunta), avec de gracieuses fenêtres jumelées, des moulures et une structure d’origine à bâtons rompus. C’est justement à cet endroit que, en 1208, aux alentours de l’ancienne route Liburnasca, se trouvait l’une des plus anciennes mansions de l’Ordre des Templiers, qui, avec l’église annexe, Sancta Maria de Ixane, représentait un lieu sûr, de référence pour tous les pèlerins.
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